L’ébauche d’un petit arbre

 

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Le commencement, une lettre, un petit papier…. Petit morceau d’arbre a pris de l’importance, par quelques feuilles éparpillées sur un bureau….

Par quelques extraits d’actes,… des dates et des lieux.

Mais après que fallait-il faire ?

Il fallait se donner une ligne de conduite pour avancer, le mieux c’était de prendre la branche paternelle, c’est à dire la lignée agnatique.… Celle qui remonte que par le nom. Et très rapidement, je me rendis compte que nous n’étions pas de purs alsaciens.…

 

Après le choix de la lignée, il fallait maintenant essayer de remonter les générations, et trouver comment les organiser dans cet arbre.… Et j’allais de découverte en découverte, je me perdais un peu en chemin, eh oui, pour y revenir juste après, je suivais pas à pas, les petits indices semés par mes ancêtres.… Il fallait trouver mes sosas directs, noms bien barbares pour indiquer mes aïeuls, bisaïeuls ou trisaïeuls…

Mais quels pouvaient être donc ces indices…

Prenons par exemple, un acte de naissance civil tout simple, c’est à dire la fameuse déclaration à la mairie, celle où il faut 3 jours, pour que le père vienne déclarer son enfant… A une certaine époque, il fallait des témoins et ceux-ci étaient souvent commis d’office. Donc en général souvent l’instituteur et une autre personne qui savait signer. Mais il arrivait parfois, que ce fut quelqu’un de la famille et là, il y avait ces fameux indices, quelle parenté, le lieu d’habitation, il fallait noter cela dans un coin de la mémoire.…

Il y a aussi ce que l’on appelle les mentions marginales, tout ce qui se trouve dans la marge, et là, oh découverte, il peut y avoir plein de choses indiquées :

  1. La reconnaissance d’un ou plusieurs enfants,
  2. L’adoption,
  3. Le mariage de l’intéressé, son divorce et le lieu,
  4. Et bien sûr son décès.

Mais ces mentions ont mis un certain temps avant d’être imposées :

1886 Mention des divorces en marge des actes de mariage et de naissance
1897 – Mention des mariages et légitimations en marge des actes de naissance
1923 – Mention des dates et lieux de naissance des parents sur les actes de naissance des enfants
1927 – Suppression des registres de publication de mariage
1945 – Mention du décès en marge de l’acte de naissance
1955 – Mention de l’adoption en marge des actes de naissance
1989 – Suppression des mentions marginales sur les exemplaires des actes détenus par les greffes

 

L’acte de baptême qui est religieux, nous renseigne sur autre chose, qui est tout simple pour remonter les générations.… Eh oui, il faut savoir que souvent le premier enfant d’un couple avait comme parrain et marraine, ses grands-parents, donc le grand-père paternel et la grand-mère maternelle.… Que d’avancées en perspective.

Et le mariage que nous apporte-t-il alors ? Tout simplement, presque la vie de nos ancêtres, en effet ceux-ci avaient un métier, un lieu de vie et peut-être aussi une vie amoureuse avant ce mariage …et une famille qui vient assister à ce dit mariage. Ainsi nous apprenons parfois qu’un enfant est né hors mariage, il sera donc légitimé et prendra le nom du soit-disant père.… Car évidemment, parfois, ce n’est pas réellement le père surtout quand l’enfant a déjà un certain âge. Mais là, ce n’est pas tout le temps vérifiable.

Quelques autres indices nous mènent vers d’autres pistes, que l’on aurait même pas imaginées, au détour d’une phrase nous rencontrons des termes comme quoi, il était élève de l’hospice des Enfants assistés de Paris, et là, on tombe des nues, en effet, cela indique un abandon, et, on se pose énormément de questions, le pourquoi ? ? ? Mais il s’avère qu’à une certaine époque, pour une femme avoir un enfant en bas-âge, n’aidait pas ni à la survie de l’enfant, ni à celle de la mère, donc contrainte, elle le laissait dans ces hospices ou dans les fameuses tours qui existaient dans certaines villes pour y déposer son enfant, elle laissait parfois un indice pour si elle pouvait un jour le revoir.… Pour certains, il y avait aussi les marches de l’église, emmaillotés dans des linges avec le petit mouchoir reconnaissable que par la maman. Mais les chances étaient très maigres du retour de la maman, car soit elle n’avait pas les moyens de subsistances, ou soit tout simplement, elle se mariait et essayait tant bien que mal d’oublier cet enfant du pêché.… Ou tout simplement, ces enfants pour leur survie partaient vers d’autres contrées vers des nourrices.… Et là, c’était suivant le savoir des nourrices.… Et la résistance de l’enfant, car parfois le chemin était long.

 

pacte.jpgMais revenons à ce fameux mariage, en effet, il y a 2 sortes de mariage, le civil, instauré après la révolution française, et le religieux qui existe depuis fort longtemps.

Avant toute chose, il fallait la publication des bans.… Cette publication des bans permettait entre autre d’éviter les mariages consanguins, eh oui, dans certains petits villages reculés de nos campagnes, il arrivait souvent que les mariages se fassent entre cousins, même très éloignés, et dans ces cas là, il fallait une autorisation religieuse pour que le mariage soit consenti.… Dans ce cas là, que ce soit en droit civil ou en droit canon, on calculait le degré de parenté… (voir tableaux ci-après). Il fallait une dispense de bans. Il arrivait aussi qu’il y eut mariage car les fiançailles avaient été bien consommés…. Et cela permettait aussi d’annoncer la bonne nouvelle à tout le monde.

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Tableau tiré du livre de J-L. Beaucarnot : Généalogie mode d’emploi

 

 

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