Quelques notions de prix dans le temps

Suivant les époques et les lieux, les prix ont toujours variés… Voici quelques notions de prix relevés par ParisJLM,  et avec son aimable autorisation. Ces prix s’entendent bien sûr en francs, la convertion en euros n’apporterait rien de plus à ces données…

vieux_transports.jpgAvant le XXème siècle  

Transports

– Prendre la diligence en Touraine en 1820 coûte, par kilomètre, 0.16 frs (coupé), 0.14 frs (compartiment central), 0.11 frs (rotonde), 0.04 frs (impériale)
– En 1850, le transport des marchandises revient, par tonne et par kilomètre, à 0.12 frs par chemin de fer à 40 km/h, à 0.20 frs par route à 7 km/h.
– Pour se déplacer dans Paris en 1889, le voyageur dispose de l’omnibus ou du tramway à 0.30 frs, de la voiture de place à 2 frs l’heure, du bateau omnibus qui, du Louvre au Champ de Mars coûte 0.15 frs en semaine et 0.25 frs le dimanche, ou du chemin de fer qui coûte 1 franc en 1ère classe et 0.50 frs en 2ème classe de la gare Saint-Lazare au Champ de Mars.

Terres et maisons

Ces renseignements concernent tous la Touraine.
– En 1832, un hectare de terre vaut 3 000 frs. L’affermage(1) se paie, en 1828, 10 frs l’hectare pour des landes, 25 frs pour des plateaux, 30 ou 40 frs pour des vignobles. Le salaire moyen d’un ouvrier est de 2 francs par jour pour un homme et de 1 franc pour une femme. Un mineur est payé 450 frs pour 300 jours de travail.
– En 1846, deux maisons et leur mobilier, destinées à loger une communauté, donc importantes, sont estimées en tout à 16 000 frs.
– Un presbytère est loue pour 150 frs par an en 1840.

Divers

– Le port d’une lettre de 20 grammes est de 2 à 12 décimes suivant la distance en 1827, 0.40 frs en 1849, 0.50 frs en 1850, 0.40 frs en 1871, 0.30 frs en 1878.
– Un journal quotidien vaut 0.15 frs en 1875. « La Presse » a été lancée en 1836 à 0.10 frs.
– L’entrée à l’Exposition Universelle est suivant l’heure, à 0.20 frs ou à 1 franc en 1855, à 1 ou 2 frs en 1889. Pour monter à la Tour Eiffel, on paie 2 frs pour la première plate-forme, 3 frs pour la seconde, 5 frs pour la troisième (demi-tarif le dimanche).
– Les droits d’enregistrement sont de 4.50 à 6 frs suivant la nature de l’acte. Les droits sur les eaux de vie sont, par hectolitre d’alcool pur, de 28.40 frs de droits d’octroi, plus 79.20 frs de droits du Trésor. Ces tarifs sont de 1862.
– Il faut payer au moins 300 frs de contribution foncière en 1830. Pour être électeurs en 1831, il faut payer au moins 200 frs, 500.20 frs pour être éligible.
– En 1840 : 1 livre de vin rouge valait 0,10 fr, 1kg de porc 1 fr, 0.08 fr le kg de pomme de terre, 2 frs le mètre de tissu moyen, 2 frs le kg de beurre…
– En 1848, il est établi qu’un ouvrier qui vit seul en province a besoin de 450 frs par an. S’il s’agit d’un ménage avec deux enfants, 800 frs lui sont nécessaires. Le même ménage, en ville, dépense au moins 860 F
.

XXème siècle

Salaires

– Le salaire horaire moyen d’un manœuvre est de 0.30 frs en 1900, 0.33 frs en 1910, 1.80 frs en 1920, 3.30 frs en 1930, 6 frs en 1940, 93 frs en 1950.
– Au début du siècle, un ouvrier métallurgiste gagne 10 ou 11 frs par jour au Creusot, un mécanicien gagne 1 500 à 1 800 frs par an à Paris. Ils sont considérés comme des privilégiés. Un ouvrier agricole non nourri est payé 1.25 frs par jour en Touraine. En 1910, une bonne à tout faire est payée 50 frs par mois à Paris, 40 frs en province. Un chauffeur gagne 200 frs à Paris, 150 frs en province.

Nourriture

– Le kilogramme de pain vaut à Paris 0.34 frs en 1900, 0.40 frs en 1910, 1.14 frs en 1920, 2.15 frs en 1930, 3.15 frs en 1940, 3.54 frs en 1950.

Transports

– Le voyage de Paris à Evian par chemin de fer coûte 72.70 frs en 1ère classe, 49.05 frs en 2ème classe, 32.00 frs en 3ème classe. Celui de Paris à Londres par Dieppe coûte 48.25 frs, 35.00 frs ou 23.25 frs. Ce sont des tarifs de 1912.

Divers

– Le journal quotidien est vendu 0.05 frs en 1900, 0.30 frs en 1930, 0.50 frs en 1940, 10 frs en 1950.

En entreprenant ce travail, nous n’avions pas d’autre but que de rechercher des informations et de noter celles qui semblaient être les plus significatives. Lorsque le choix était offert, seules les valeurs moyennes ont été retenues, les extrêmes représentant vraisemblablement des exceptions. Rien ne peut être absolu ; les prix ont toujours été variables pour bien des raisons. Les mesures de poids ou de capacité étaient également très différentes d’une ville à l’autre pratiquement jusqu’au siècle dernier, et nos conversions ne peuvent être qu’approximatives. Enfin, notre documentation n’est pas aussi riche pour toutes les périodes. Certaines pages sont un peu démunies et nous le regrettons.

C’est très intentionnellement que nous avons évité les époques troublées telles que l’aventure de Law ou la Révolution. Pendant ces années difficiles, les prix avaient vraiment perdu toute décence et il serait vain de tenter la moindre comparaisons.

Quelques définitions :

(1) L’affermage est un type de contrat dans lequel le propriétaire (bailleur) d’un bien en confie l’exploitation à un fermier. Celui-ci tire sa rémunération du produit de la ferme et verse au propriétaire un fermage (loyer) dont le montant est convenu à l’avance et indépendant des résultats d’exploitation. Cette notion de risque distingue l’affermage du métayage ou de la régie.
Jadis, un fermier venait quelquefois s’interposer entre le bailleur et son métayer. Il le débarrassait de la charge de contrôler le métayer et de celle de vendre sa part de récolte. Il pouvait aussi rémunérer d’avance le bailleur, lui évitant d’attendre la récolte. Le même système était aussi utilisé pour la perception des impôts (Ferme Générale) et donnait lieu à de profondes injustices. Pendant la Révolution française, bon nombre de fermiers généraux furent guillotinés, Antoine Lavoisier par exemple.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affermage

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