Archives de la Guadeloupe (971)

Les archives de la Guadeloupe viennent à leur tour de se doter d’un portail de présentation et de consultation d’archives en ligne. Lancé en toute discrétion, le site Web est encore en construction, d’après les messages figurant sur la page d’accueil. Mais les généalogistes noteront avec satisfaction qu’il comporte deux des sources les plus importantes du point de vue de la recherche de ses ancêtres : l’état civil et les registres matricules militaires.

En Guadeloupe, l’état civil revêt une réalité particulière, puisqu’il se compose de l’état civil des 34 communes de l’île avec les îles des Saintes, de Marie-Galante et la Désirade, des registres des nouveaux libres, des registres paroissiaux et d’état civil des esclaves. Il s’agit ici de la collection des greffes des tribunaux, les actes numérisés commencent en 1775. Elle complète la collection du Dépôt des papiers publics des colonies mise en ligne par les Archives nationales d’Outre-Mer qui comporte le troisième exemplaire des registres d’état civil (1639-1925) et également les procès verbaux des délibérations des conseils privés (1826-1904).

un chirographe de 1177 – ciro graphum – (95)

Cette exposition en ligne présente un chirographe de 1177, aussi rare qu’exceptionnel. Elle entend révéler sa structuration et sa symbolique dans le contexte médiéval. La nature de l’acte choisi par les signataires est d’une grande modernité : elle fait écho à notre recherche permanente d’authentification des écrits consignés sous forme papier ou électronique au XXIe siècle. À découvrir sur le site internet des Archives.

Modification jours ouverture AD Val d’Oise (95)

Modification des jours d’ouverture
de la Salle de lecture

Les Archives départementales du Val-d’Oise s’adaptent aux demandes des usagers qu’ils soient lecteurs sur place ou à distance. Pour cela, les jours d’ouverture de la salle de lecture changent à compter du 1er octobre 2016.

 

Un accès à la salle de lecture modifié

La salle de lecture sera désormais ouverte au public du mercredi au vendredi de 8h45 à 17h. La présidence de salle sera assurée par des archivistes responsables de fonds ou en charge de collectes ou de classements, et présents par demi-journée. Seize levées seront assurées toutes les 25 minutes dans les plages horaires suivantes : 9h-12h05 ; 13h15-16h10. Les lundis et mardis seront réservés à des accueils de groupes pour des travaux de recherche ou des visites des locaux sur rendez-vous : associations, universités.

Une meilleure prise en charge des classes

Le service éducatif accueille déjà les classes du CM2 au lycée le mardi et le jeudi. Avec la fermeture de la salle de lecture au public le mardi, de nouveaux projets pédagogiques  seront mis en place : découverte du site Internet, recherche archivistique et documentaire en ligne et à partir de documents en accès libre.

Un changement bénéfique au plus grand nombre

Pour remplir au mieux leurs missions dans le monde du Web 2.0, les Archives départementales ont décidé de concentrer leurs compétences sur la rédaction d’inventaires normalisés électroniques – faisant suite aux collectes et classements anciens et actuels –, et sur la numérisation de fonds d’archives – textes et iconographies – pour leur mise en ligne sur le site Internet www.archives.valdoise.fr et interrogeables par le moteur de recherche trans-fonds. Elles continuent aussi à ajouter des contenus tous publics, notamment pédagogiques. Dans un second temps, certains de ces fonds seront interrogeables via des portails national et européen.

Les registres de la Comédie française

Les registres de comptes de la Comédie française sont en ligne et c’est une bonne nouvelle à la fois pour les chercheurs en histoire -pour lesquels ce programme a été imaginé- et pour les généalogistes. Les archives numérisées de l’institution théâtrale officielle vont de1680 à 1793, période durant laquelle plus de 34 000 représentations ont été programmées !

La troupe du Français joue non seulement les grands auteurs classiques, tels Molière, Racine, Corneille, Voltaire et Beaumarchais, elle accueille également de très nombreux auteurs aujourd’hui méconnus ou oubliés.Ces registres de comptes sont journaliers et détaillent recettes, dépenses et distributions pour chaque représentation.

Actuellement, seules les recettes sont disponibles à la consultation en ligne. Mais cette première “collection” d’archives numérisées livre des compléments d’informations majeures sur la vie de la troupe de la Comédie-Française, à commencer par le détail des données administratives et financières de l’institution. Les chercheurs universitaires et autres seront intéressés par l’histoire du modèle économique et symbolique duThéâtre Français, par l’analyse de l’histoire des pièces, de la programmation, des genres, et plus largement de l’évolution du goût théâtral en regard des contraintes économiques du spectacle. C’est la raison d’être de ce programme.

Mais les généalogistes peuvent aussi se glisser dans la machine… Et y trouver ce qu’ils préfèrent : des mentions patronymiques ! Quand celles-ci se réfèrent à une activité professionnelles et/ou artistique, cela constitue pour les chercheurs d’ancêtres une matière première inédite…

archives communales Antibes Juan-Les-Pins (06)

Archives Communales d’Antibes Juan-Les-Pins (06)

la collection que nous avons mise en ligne démarre à 1792 et va jusqu’à des dates assez récentes :

– 1912 pour les naissances, 

– 1935 pour les mariages et 2008 pour les décès ».

Autre atout, l’état civil d’Antibes a été indexé par patronymes, si bien qu’il suffit de taper un nom pour voir s’il apparaît parmi les 27551 actes disponibles de 1624 à 1933 !

les archives d’Antibes possèdent un registre paroissial qui est manquant aux Archives départementales, celui portant sur la période 1624-1663. Cela permet donc de combler cette lacune.

A part l’état civil, le portail municipal donne également accès aux recensements de population de 1790 à 1936, aux délibérations communales de 1789 à 1969, au plan cadastral napoléonien et à une intéressante série iconographique constituée de photos anciennes (dont des photos aériennes), de cartes postales, de plans, de lithographies et de gravures.

Un mot sur la presse ancienne : deux titres purement locaux ont été numérisés, L’Avenir et Le Réveil pour la période 1891 à 1931. Hélas, cette numérisation est forcément incomplète, souffrant des nombreuses lacunes.Par ailleurs, ces titres sont consultables directement en fichier PDF et ils ont fait l’objet d’une reconnaissance optique de caractères (OCR). Malheureusement, ils ne sont interrogeables qu’en ouvrant chaque numéro. Il n’y a pas d’index permettant d’interroger l’ensemble de la collection en une seule fois pour savoir si tel ou tel patronyme apparaît dans tel ou tel numéro.

Presse locale ancienne du Val d’Oise (95)

LA PRESSE LOCALE ANCIENNE NUMÉRISÉE !

 

Après plus de deux ans de travail, les Archives départementales du Val-d’Oise ont mis en ligne deux des principaux journaux du Val-d’Oise, datés de 1884 à 1942. Une ressource qui dévoile également de nouvelles fonctionnalités sur le site internet.

 

Une presse locale ancienne numérisée

Mémoire des événements nationaux, locaux et de la vie quotidienne, la presse locale ancienne offre une source indispensable pour connaître la vie politique et locale des départements de l’ancienne Seine-et-Oise et donc du Val-d’Oise actuel.

Après une longue campagne de numérisation débutée en 2014, ce sont plus de 25 000 vues, qui équivalent à près de 6 000 numéros du Progrès de Seine-et-Oise et du Journal d’Argenteuil, inexistants à ce jour sur Internet, qui sont désormais disponibles sur www.archives.valdoise.fr.

D’autres journaux viendront enrichir, dans les mois et années à venir, la liste des titres de presse ancienne consultables en ligne.

Cette mise en ligne vient compléter l’offre existante pour d’autres titres aux Archives départementales des Yvelines.

 

Un nouvel outil de recherche en ligne adapté

Il s’agit de la recherche en « mode plein texte », rendu possible grâce au procédé de numérisation avec reconnaissance optique de caractère (OCR). Cela permet de rechercher des mots directement dans les pages des journaux numérisés.

 

Un tutoriel pour une meilleure prise en main

Afin de faciliter l’appréhension de cet outil, les Archives départementales du Val-d’Oise mettent à disposition un tutoriel, en ligne ou téléchargeable et imprimable en PDF.

Monument aux morts de la Grande guerre – Ville de Paris

En lançant un nouveau portail baptisé « 14-18, le Monument aux morts de la Grande guerre »la ville de Paris vient de trouver une solution à une vieille épine qui restait planté dans le pied de la capitale depuis un siècle ! Alors que chaque ville ou village célèbre la mémoire de ses Poilus, la capitale ne dispose toujours pas de monument dédié aux morts civils et militaires parisiens tombés lors de la Première guerre mondiale. Et c’est une astucieuse double solution qui a été trouvée : un monument virtuel ouvert sur Internet et d’ici le 11 novembre 2018, un mur des noms bien réel celui-ci, dans le quartier de l’Arsenal.

Depuis le 26 février 2016, il existe donc un site Internet reprenant la liste des personnes parisiennes décédées durant ce conflit. La tâche énorme de dresser cette liste a été confiée à une équipe du Centre d‘Histoire Sociale du 20e siècle de l’université Paris 1, dirigée par le professeur Jean-Louis Robert. Il a fallu plusieurs mois pour aboutir à un résultat impressionnant : 93.000 personnes identifiées, fruit d’un travail de croisement et de recensement à partir d’une source principale : les livres d’or des mairies d’arrondissements.

Ce chiffre n’est pas définitif, comme l’a expliqué la maire de Paris Anne Hidalgo lors de la présentation du nouveau portail. Si les livres d’Or comportent définitivement les noms de 96.979 personnes, il convient d’enlever les nombreux doublons, mais d’y ajouter les morts du 3e arrondissement puisque le livre a disparu. Si bien que que ce nombre augmente au fil des recoupements des différentes sources et va sans doute dépasser les 95.000 victimes.

Le site reflète cette réalité puisqu’il s’agit d’une base de données interrogeable aussi bien par le nom que par d’autres champs. La liste des soldats est consultable directement sur une interface épurée. De nombreuses astuces de recherche sont possibles : par date (en cliquant sur l’une des années, cela sélectionne uniquement les morts de cette année là); pour les autres modalités de requête, passer par le moteur de recherche et taper le nom du soldat ou victime recherchée. Les champs possibles sont les noms, prénoms, arrondissements d’origine, la sélection d’une période en jour-mois-année, le département et le lieu de décès, le numéro et le nom de régiment.

Pour les soldats, l’autre intérêt de la base est qu’elle renvoie, lorsque cela a été possible, vers les fiches des Morts pour la France de la Première guerre mondiale sur le portail Mémoire des Hommes. Dans ce cas, un clic sur le symbole de l’œil (voir) permet directement de visualiser la fiche. Une cartographie complète les axes de recherche. Elle permet de retrouver les lieux de mémoire réalisés à Paris par les institutions publiques, privées et religieuses depuis 1918 (plaques, monuments, etc.). Cette carte est illustrée des photos de ces lieux.

Un mot sur le côté collaboratif : la liste des victimes doit être considérée comme un document historique complexe qui n’a pas vocation à être modifié. Toutefois, s’agissant d’un hommage virtuel, une astuce a été trouvée : un pictogramme sera placé dans la marge droite pour d’éventuels correctifs. Seule la carte des lieux de mémoire peut être complétée de manière participative.

Enfin, un mot sur le projet : ce portail est la première étape virtuelle d’un hommage « physique » qui sera rendu d’ici le 11 novembre 2018 aux morts parisiens de la Grande guerre. En effet, d’ici quelques jours, une souscription sera lancée pour permettre d’édification d’un « mur des noms » sur les berges de la Seine, rive droite, en contrebas de l’esplanade des Compagnons de la Libération dans le quartier de l’Arsenal du 4earrondissement.

Lien :

Portail 14-18 Monument aux morts de la Grande guerre – Ville de Paris

Tutoriel pour les archives du Val d’Oise (95)

 Les tutoriels sont en ligne ! 

Cinq tutoriels sont disponibles, en ligne, sur le site internet des Archives départementales du Val-d’Oise. L’occasion pour les internautes d’apprendre ou de réapprendre à utiliser les formulaires de recherche indispensables pour mener une recherche efficace.


Des tutoriels pour les formulaires de recherche et la visionneuse

Illustrés, ils détaillent étape par étape les différents gestes et réflexes à avoir pour saisir les grandes fonctionnalités des outils proposés et les utiliser de manière optimale.
En effet, contrairement à nombre de sites d’archives, il n’y a pas en page d’accueil d’entrée par typologies de documents.
Etant donné la diversité et la variété des fonds mis en ligne, le choix est de mettre en avant d’abord les instruments de recherche (inventaires) PDF ou XML-EAD (format électronique normalisé des descriptions d’archives), qu’ils soient ou non couplés, intégralement ou partiellement, à des reproductions numériques de documents d’archives, ainsi que les notices de bibliothèque, consultables via le moteur de recherche.
À retrouver dès maintenant sur le site des Archives départementales du Val-d’Oise :

Des tutoriels consultables en ligne ou téléchargeables

Pour plus de praticité et pour répondre aux attentes de chacun, les tutoriels sont consultables directement en ligne, via la plateforme « Calaméo » ou téléchargeables en format PDF sur le site des Archives départementales du Val-d’Oise. Pour la lecture en ligne de ces outils, il est toutefois recommandé aux utilisateurs de mettre leur navigateur à jour pour un meilleur confort de lisibilité sur Internet.

Pour une sauvegarde de l’état civil français (pétition)

Pour une sauvegarde de l’état civil français

Le gouvernement vient d’enregistrer au Sénat un projet de loi visant à supprimer le second registre de l’état civil. La Fédération Française de Généalogie appelle à signer une pétition contre ce projet pour sauvegarder l’état civil.

Le 31 juillet 2015, le gouvernement a fait enregistrer à la présidence du Sénat un projet de loi contenant, dans son article 18, la suppression du second registre de l’état civil dans les communes qui mettent en œuvre le traitement automatisé de leurs actes. Cette mesure s’inscrit dans un ensemble relatif à la justice du XXIe siècle.

L’état civil français ? L’un des plus anciens du monde, il a servi de modèle à de nombreuses démocraties. Surtout, il constitue un mode d’enregistrement légal des citoyens qui garantit avec fiabilité leur identité. Les objectifs poursuivis par cette réforme sont la modernisation de la gestion de l’état civil et l’allègement de la charge des officiers de l’état civil et des greffes. Comme association nationale et comme citoyens qui la dirigent, nous ne sommes opposés ni à la modernisation des collectivités locales ni au bon encadrement du traitement automatisé de données. Mais, précisément, s’agissant de l’état civil et de sa pérennité, nous estimons que sa sécurité est ici menacée.

Notre histoire contient de multiples exemples de destructions par incendie de l’état civil : à Paris, en 1871 ;  avant ou pendant les deux guerres mondiales. Il en a résulté un travail de reconstitution extrêmement lourd et coûteux pour la collectivité. Deux registres conservés dans des lieux différents éloignés assurent une certaine sécurité. Alors, ne garder qu’un seul registre papier au profit d’un fichier informatique ? En 2007-2008, lors de l’élaboration de la loi sur les archives, un amendement du Sénat soulignait « qu’il convenait de faire preuve de la plus grande prudence dans le recours à l’archivage numérique, afin d’éviter des pertes dues à l’obsolescence progressive des techniques de stockage ». Et la commission de la Haute Assemblée de citer le cas « des archives relatives à l’impôt sur la fortune au cours des années 1980 qui ne sont plus aujourd’hui accessibles pour des raisons techniques ».

Face à la numérisation et à l’archivage des images numériques, face à l’informatisation et à l’archivage des fichiers informatiques, nous ne sommes pas en mesure de garantir la conservation et la lecture des données sur le long terme. Comme hier le Sénat, comme aujourd’hui l’Association des Archivistes Français, la Fédération Française de Généalogie ne peut donc que s’inquiéter du manque de recul quant à la réelle conservation des archives dématérialisées.

Parce que l’état civil n’est pas une source comme les autres, parce que les communes ne sont pas sur un pied d’égalité dans la maîtrise des nouvelles technologies, parce que le maintien des données dans la même localité – quel que soit le support – compromet encore plus la sécurité et la sauvegarde de l’état civil, nous nous opposons à cette mesure législative qui ne s’accompagne pas, selon nous, de garanties suffisantes et qui est dénoncée par les professionnels experts en la matière.

La Fédération Française de Généalogie appelle ses associations affiliées, leurs membres et toute la communauté des généalogistes – quelle que soit leur appartenance – à se mobiliser et à signer cette pétition pour une sauvegarde de l’état civil français.

Jean François Pellan, président de la FFG

Christophe Drugy, secrétaire général de la FFG

Médaillés militaires de 1852 à 1870

Les médaillés militaires

Les fonds dont est tirée cette base de données sont au nombre de trois :

  • les listes publiées par le Moniteur Universel de 1852 à 1870
  • les dossiers de Légion d’honneur
  • diverses informations collectées dans les dépôts d’archives de Paris et les archives nationales.

Le Moniteur universel, principale source de ces renseignements, est un journal français fondé à Paris en 1789 par Charles-Joseph Panckouke, sous le nom de Gazette Nationale, “moniteur universel” n’étant que le sous-titre, qui en deviendra le nom définitif en 1811, sous Napoléon. Le journal durera plus d’un siècle, et disparaîtra en 1901.

Le Moniteur, d’abord un journal de propagande pour le gouvernement, devint rapidement son organe officiel, et c’est tout naturellement que les actes publics y furent consignés. Il se transforma peu à peu, jusqu’à devenir le “Journal officiel de l’Empire français”, à partir de 1869.